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La Recherche, 344, juillet-août 2001, pp. 32-35 Article sur cognition, mémoire et culture auquel la rédaction de la revue La Recherche a donné le titre suivant: L’individuel
sous influence du collectif Dan
Sperber
Notre activité mentale s’appuie sur des mémoires
externes qui ont évolué avec le développement de l’écriture, de
l’imprimerie, et maintenant des nouvelles technologies de l’information. Une
évolution dont doivent tenir compte aussi bien les sciences sociales que les
sciences cognitives. Peut-on
parler de mémoire collective ou sociale ? Les sociologues[1],
les anthropologues, les historiens[2]
le font sans hésiter tant il est manifeste que les groupes humains se caractérisent
par l'accumulation et l'exploitation d'un ensemble relativement stable de
croyances, de savoir-faire et de valeurs partagés. Cet ensemble de représentations
-qui correspond à la culture du groupe- est inscrit de façon durable, non
seulement dans les esprits, mais aussi dans l'espace commun sous la forme de
textes, d'outils, de monuments, et de ces pratiques mnémoniques par excellence
que sont les rites. Même si l'on comprend sans mal à quoi font référence les
expressions de mémoire collective ou sociale, même si l'on reconnaît la fécondité
des recherches où ces notions sont déployées, l'extension au domaine
sociologique d'une notion issue de la psychologie individuelle pose problème.
Un groupe social n'est pas un organisme ; il n'a ni cerveau, ni esprit et, sauf
dans un sens vague ou métaphorique, il ne pense pas, il ne raisonne pas, il ne
désire pas, il ne décide pas. Il ne se souvient pas non plus. Depuis toujours,
les praticiens des sciences sociales adoptent en l'adaptant ce qui peut leur
convenir dans le vocabulaire des psychologues, sans se soucier d'expliciter les
rapports entre leurs disciplines et la psychologie. Depuis une vingtaine d'années,
en revanche, sous l'influence de la "révolution cognitive", se développe
un ensemble de recherches sur la façon dont s'articulent la cognition et la
culture humaines[3].
Comprendre les rapports entre mémoire individuelle et collective appelle à l'évidence
une telle articulation. La
mémoire joue un rôle crucial dans la cognition. Tout système cognitif, aussi
rudimentaire soit-il, permet à l’organisme qui en est doté d’ajuster son
comportement aux changements du monde qui l’entoure. Cependant, les organismes
simples doté d'un système cognitif sans mémoire sont incapables d'apprendre.
Ils réagissent toujours de manière stéréotypée à des événements
semblables. La mouche revient encore et encore se cogner à la vitre. Un système
cognitif muni d’une mémoire permet à l’organisme de réagir de façon différente
à des événements semblables, de choisir de ne pas réagir, d’ajuster ainsi
ses réactions non seulement aux changements de l’environnement, non seulement
à ses propres états internes (faim, fatigue, douleur, par exemple), mais aussi
aux rapports que ces événements et ces états entretiennent avec des événements
et des états passés. Pour
comprendre ce rôle de la mémoire, il faut en distinguer deux aspects, celui de
réserve d'informations, et celui d'ensemble de processus alimentant et
exploitant cette réserve. Le réservoir de la mémoire humaine est d’une
capacité difficilement calculable. Chacun d’entre nous connaît des centaines
voire des milliers de personnes, des dizaines de milliers de mots et de choses,
des millions de faits. Pour tirer partie de toute information nouvelle issue de
la perception, pour en tirer des conclusions pratiques ou théoriques qui, éventuellement,
guideront l’action ou iront enrichir la mémoire, il faut faire appel à
certaines de ces informations anciennes. Or, de même qu’à tout moment donné,
nous ne pouvons focaliser notre attention que sur quelques aspects particuliers
de l’environnement, de même nous ne pouvons mobiliser qu’une partie infime
de cette immense mémoire. L'efficacité cognitive dépend alors de la capacité
du système à ne traiter que des informations suffisamment pertinentes, c'est
à dire des informations dont le traitement sera susceptible d'entraîner des
effets cognitifs adéquats pour l'effort demandé. L'efficacité de la mémoire
en particulier dépend de sa sélectivité dans les informations qu'elle réactive
dans un contexte donné. J'ai
parlé jusqu'ici au singulier. Or la mémoire est multiple. Ce que montrent
clairement les progrès récents de la psychologie cognitive. En particulier, il
y a des mémoires à long terme, véritables dictionnaires et encyclopédies
mentales, et une ou peut-être plusieurs mémoires de travail, de faible capacité,
qui servent en quelque sorte de feuille d’écriture mentale aux processus de
l’attention. Chacune comporte à la fois une réserve (permanente ou
transitoire) d'informations et des processus d'alimentation et d'exploitation de
cette réserve. Aux
mémoires internes, localisées dans nos cerveaux, s’ajoutent aussi des mémoires
externes de différents types. Tout d'abord, l'environnement matériel joue ce rôle,
en "re-présentant" à notre perception une information en grande
partie invariante. D'un moment à un autre, la plupart des objets conservent
leur place et leurs propriétés. Les plus essentielles de ces propriétés sont
quasi-immuables. Il y a donc un ensemble d'informations qu'il n'est pas nécessaire
de représenter intégralement dans une mémoire interne car elles sont
disponibles en permanence dans l'environnement. Si l'on peut dire que ce
dernier, de part sa stabilité, offre à chacun d'entre nous une mémoire
externe, c'est seulement en ce qu'il est une réserve d'informations, et non en
ce qu'il offrirait des processus d'alimentation et d'exploitation de cette réserve.
En particulier, l'environnement matériel ne distingue pas les informations
pertinentes de celles qui ne le sont pas. Mais l'environnement social est
capable de jouer ce rôle. Les êtres communicants que nous sommes trouvent
chacun en autrui une extension de leur propre mémoire. Et il ne s'agit pas
cette fois d'une réserve passive. L'information y est accumulée et activée
par des mécanismes individuels et communicationnels qui sont guidés par des
considérations de pertinence. Dans une conversation par exemple, les
informations nouvelles, les rappels, et les arguments sont introduits par chaque
interlocuteur d'une façon qui se veut pertinente aux autres interlocuteurs. La
communication humaine est ainsi une façon d’enrichir, de gérer et
d’exploiter (souvent de façon inégalitaire) une mémoire externe, réserve
et processus, qui est collective en ceci qu'elle est distribuée entre plusieurs
personnes et gérée à travers leurs interactions. Une
population humaine est habitée par une population considérablement plus large
de représentations mentales distribuées entre les individus.[4]
A chaque fois que quelqu’un communique, il produit une perturbation dans
l’environnement destinée tout d’abord à attirer et à retenir
l’attention d’un destinataire, puis à donner à ce destinataire les moyens
de construire une représentation mentale semblable à celle qu’il voulait
transmettre. La perturbation externe qui permet ainsi d’associer deux représentations
internes, celle de l’émetteur et celle du destinataire, est elle-même une
représentation, publique cette fois. Les
représentations publiques -aussi bien les paroles, que les gestes, les
mimiques, les images et les écrits- mettent les mémoires individuelles en réseau.
Communiquant les uns avec les autres, nous vivons au milieu de notre mémoire
autant qu'elle vit en nous. Cela dit, la mémoire collective est elle aussi
imparfaite. L'information s'y délite rapidement. Ou alors elle ne s'y maintient
qu'aux prix de distorsions dont l'effet cumulé est bien illustré par le cas
des rumeurs qui la transforme jusqu'à la rendre méconnaissable. Avant
l’écriture, les représentations publiques consistaient en paroles et en
gestes, c’est à dire en événements brefs ne laissant pas de traces
reconnaissables dans l’environnement. Seuls les individus présents au moment
même de la parole ou du geste pouvaient en recevoir le message. Hormis ces
moments (et en faisant abstraction des images et de quelques autres outils
cognitifs qui ont existé avant l'écriture), l’environnement était alors
vide de représentations publiques. La stabilisation d'une mémoire collective
à long terme reste, dans ces conditions, une sorte d'exploit collectif dont il
serait naïf de croire que toutes les sociétés de tradition orale
l'accomplissent au même degré. Philippe Descola écrit par exemple à propos
d'un groupe Jivaro de la haute Amazonie : "Peu
d'Achuar connaissent le nom de leurs arrière-grands-parents, et cette mémoire
de la tribu qui se déploie tout au plus sur quatre générations s'engloutit périodiquement
dans la confusion et l'oubli. Les inimitiés et les alliances que les hommes ont
héritées de leurs pères oblitèrent les configurations plus anciennes que les
pères de leurs pères avaient établies, car nul mémorialiste ne s'attache à
célébrer les hauts faits accomplis il y a quelques décennies par ceux dont le
nom n'évoque plus rien à personne. Hormis les rivières, espaces fugaces et en
perpétuel renouveau, aucun lieu n'est ici nommé.
Les sites d'habitat sont transitoires, rarement occupés plus d'une quinzaine
d'années avant de disparaître derechef sous la forêt conquérante, et le
souvenir même d'une clairière s'évanouit avec la mort de ceux qui l'avaient défrichée"[5].
Cependant, même chez ces Jivaros, certaines représentations, des mythes, des
savoir-faire par exemple, restent relativement stables à travers des
transmissions multiples et peuvent, avec quelques variations, être partagées
par tout un groupe social pendant des siècles. Les représentations qui se
transmettent de génération en génération ou qui se diffusent dans une
population entière constituent cette partie relativement stable de la mémoire
distribuée que nous appelons la culture. Nous sommes chacun les dépositaires
passagers, les vecteurs et les bénéficiaires de fragments de cette mémoire
collective, que nous infléchissons, volontairement ou involontairement, en la
transmettant. Avec
l’invention de l’écriture, la mémoire socialement distribuée sort en
partie des cerveaux et s’installe dans l’environnement, sous une forme
solide, mobile, et reproductible. Les représentations publiques ne sont plus
seulement des événements, mais aussi des traces d’événements, en
particulier des textes indéfiniment consultables, même en l’absence de leurs
auteurs. La mémoire externe échappe ainsi en partie aux aléas de la mémoire
individuelle et de la communication. Une partie au moins de la culture du groupe
se solidifie dans l'environnement. Cependant, à la différence des réseaux de
la communication sociale qui à la fois conservent l'information et la traitent,
les écrits sont inertes, ils conservent l'information, mais seuls les
scripteurs et les lecteurs la traitent. Les écrits ne constituent une mémoire
qu'au sens restreint de réserve d'informations. Aux
débuts de l’écriture, cette mémoire-réserve externe est contrôlée par
les puissants et sert leurs intérêts. S'y enregistrent les titres de propriété
et de noblesse, les traités et les alliances, les dépenses et les recettes.
Surtout, elle sert à la collecte des impôts. Aussi importantes que soient ces
fonctions sociales -ce rôle de mémoire externe à
long terme de l’administration et du pouvoir, on aurait tort de négliger
les fonctions cognitives de l’écriture, et en particulier son rôle de mémoire
de travail externe. La pensée
attentive -la réflexion en particulier- est en effet entravée par les étroites
limites de la mémoire de travail interne. Or, en même temps qu’un moyen de
gouverner et de communiquer entre puissants, l’écriture a été d’emblée
un instrument de la pensée. L’anthropologue
britannique Jack Goody a bien montré, dans une série d’ouvrages dont le
premier portait (en anglais) le titre explicite La
Domestication de la pensée sauvage[6]
(allusion bien sûr, à La Pensée sauvage de Claude Lévi-Strauss), comment l’écriture,
dès ses origines mésopotamiennes, a fourni de nouveaux instruments
intellectuels tels que les listes, les tables, les recettes, les algorithmes de
calcul, voire les formes abstraites du syllogisme. Le fait de pouvoir disposer,
par le biais de l’écriture, d’une mémoire de travail externe durable et
extensible a non seulement permis de soulager la mémoire de travail interne,
mais surtout, il a rendu possible un redéploiement radical de la pensée. La réflexion
pouvait désormais s’exercer non plus seulement sur des objets mentaux littéralement
insaisissables, mais sur un texte, un calcul, un schéma stable, modifiable, et
reproductible. L'écriture a ainsi été un instrument indispensable pour mettre
au point d'autres artéfacts cognitifs élaborés, cartes, instruments de mesure
et de calcul. Les
scribes, les comptables, les arpenteurs, les médecins, les astrologues, les
chroniqueurs, les archivistes, les bibliothécaires qui maniaient l’écriture
pour le compte du souverain ont été les inventeurs de nouvelles formes de pensée.
L’exploitation de l’écriture dans les cités relativement démocratiques de
la Grèce installe de façon permanente, consultable sinon par tous du moins par
beaucoup, une mémoire de récits divergents et d’arguments contradictoires,
donc non seulement des connaissances, mais aussi des processus même de la
constitution collective des connaissances. La mémoire externe devient le moyen
d’une pensée sur la pensée. L’extériorisation transforme même la pensée
dont la mémoire n'est pourtant encore que l’instrument passif. Depuis
l’invention de l’imprimerie et la généralisation de l’écriture, la mémoire
externe est devenue omniprésente, en renouvellement constant, et massivement
accessible. L’activité mentale de chacun d’entre nous ne cesse de faire
appel à cette mémoire externe. Une part importante de l’information mémorisée
de façon interne porte précisément sur elle : comment y accéder, où
trouver quoi, à quelles conditions. Bien l’ utiliser est devenu un aspect
essentiel de l’activité cognitive de chacun. Gérer, conserver, enrichir, réviser
cette mémoire collective est devenu une dimension essentielle de la vie
sociale. Aujourd'hui,
une transformation de la mémoire externe beaucoup plus brusque et sans doute
encore plus radicale que sa progressive inscription permanente dans
l’environnement due au développement de l’écriture puis de l'imprimerie
s'amorce sous nos yeux. Je l’ai dit, avant même l’écriture, chacun
disposait d’une mémoire externe en autrui. Les autres humains sont à
certains égards plus faciles, à d’autres égards plus difficiles à
consulter que les écrits. Ils ne font rien, et en particulier ils ne nous
aident pas, sans motivation. Ils choisissent l’information qu’ils veulent
bien partager avec nous et l’adaptent autant à leurs propres fins qu’à nos
besoins. La mémoire externe que constituent les autres pour chacun d’entre
nous est vivante, active. Elle pré-traite
l’information qu’elle nous fournit, et qui entame donc déjà, en dehors de
nous le processus cognitif auquel cette information doit servir. Contrairement
à leurs auteurs, les écrits en eux même sont dépourvus de
bienveillance ou de malveillance
particulière à notre égard, de désir ou de moyen de nous aider à mieux les
utiliser, et d’arrière-pensée. Que je consulte l’annuaire ou le
dictionnaire, que je lise un livre de philosophie ou le journal, je n’ai pas
besoin de lui inspirer sympathie ou crainte pour qu’il veuille bien me servir,
et je ne peux rien lui demander de plus que ce qu’il est prêt à me donner
d’emblée. Avec
le développement des ordinateurs et leur mise en réseau, arrive une
nouvelle forme de mémoire externe, aussi dépourvue de passions que le
papier, mais intensément active et destinée à le devenir toujours plus. Il ne
s'agit plus de simples réserves d'information. Comme autrui, l’ordinateur et
le réseau sont capables d’anticiper mes besoins et de pré-traiter
l'information qu'ils me donnent. Mes processus cognitifs se tissent désormais
en partie à l’intérieur, en partie à l’extérieur de moi. Je n’ai plus
seulement des réserves de mémoires externes, j’ai aussi des dispositifs
externes de constitution et d’exploitation de ces réserves. A l’échelle
sociale, cette mémoire distribuée et durable qu’est la culture n’est plus
exclusivement gérée par les humains. Ce supplément de gestion, ce travail
cognitif qui s’effectue en dehors de nous, encore entièrement à notre
demande, mais plus tout à fait sous notre seul contrôle, constitue avant tout
une extraordinaire ressource. Il n’est pas absurde cependant d’en éprouver
quelque angoisse. Mais avant de se féliciter ou de s’inquiéter, notre tâche
sera de tenter de prévoir et de comprendre les effets cognitifs et culturels de
cette activation explosive de notre mémoire externe. Mémoires
internes et externes interagissent. Les mémoires externes sont adaptées aux
dispositions et aux besoins cognitifs humains et évoluent historiquement avec
les changements institutionnels et technologiques. En revanche, on pourrait
croire que les mémoires internes font partie, dans leurs structures sinon dans
leurs contenus, de l'équipement mental commun à l'espèce depuis les débuts
d'Homo Sapiens. Ce n'est vrai qu'en partie: l'équipement mental commun se développe
et se complète selon l'environnement culturel. La mémoire ne fait pas
exception. Il y a une pédagogie de la mémoire individuelle (datant en Occident
de la rhétorique antique, et décrite dans le livre fameux de Frances Yates, L'Art
de la Mémoire[7])
qui contribue à mettre en place non seulement des contenus de mémoire, mais
aussi des routines mnémoniques. L'existence de mémoires externes modifie les tâches
de la mémoire interne et en affecte les mécanismes. Ainsi, le fonctionnement même
de la mémoire musicale -un des premiers exemples de mémoire sociale étudié
par le fondateur de la sociologie de la mémoire, Maurice Halbwachs- se
transforme-t-il avec l'apparition de la transcription musicale. Ce n'est qu'avec
l'écriture qu'émerge une mémoire des textes, à proprement parler. Les effets
des moyens de stockage électroniques sur les mémoires individuelles sont eux
trop récents pour avoir encore été proprement étudiés mais on ne s'aventure
guère en prédisant qu'ils seront importants. Si
les praticiens des sciences sociales veulent non seulement parler de mémoire
collective mais aussi en parler de manière assez précise pour en comprendre
les mécanismes et les effets, ils doivent regarder à la loupe des sciences
cognitives les liaisons qui s'établissent entre les mémoires internes des
individus, soit directement par le biais de la communication, soit indirectement
par le biais de mémoires externes. Ils constateront alors que, de même qu’il
n'y a pas une, mais des mémoires individuelles, il n'y a pas une mais des mémoires
collectives qui se distinguent en particulier par le mode de conservation de
l'information et par les processus de son accumulation et de son exploitation.
Si les praticiens des sciences cognitives veulent décrire les processus de mémoire
tels qu'ils sont effectivement à l'œuvre dans la vie des humains, alors ils
doivent, comme l'ont fait par exemple le psychologue Ulric Neisser[8]
ou l'anthropologue cognitif Edwin Hutchins[9],
prendre pour objet d'étude non seulement l'individu mémorisant des stimuli de
laboratoire, mais aussi les réseaux interindividuels et culturels, les
situations quotidiennes où s'exerce la cognition, les artéfacts cognitifs qui
y sont mis en œuvre, et les informations qui y sont réellement mémorisées. [1] Halbwachs M., 1994 (1925). Les cadres sociaux de la mémoire, Albin Michel. [2] Nora, Pierre, dir. (1978-1993). Les Lieux de mémoire, 7 volumes, Gallimard. Réédition en trois volumes Quarto, 1997 [3] Sperber, Dan & Hirschfeld, Lawrence (1999). Culture, Cognition, and Evolution. In Robert Wilson & Frank Keil (eds) MIT Encyclopedia of the Cognitive Sciences, MIT Press, pp.cxi-cxxxii [4] Sperber, Dan (1996). La Contagion des Idées. Odile Jacob [5] Descola, Philippe (1993). Les Lances du Crépuscule, Coll. Terre Humaine, Paris, Plon. pp. 83-84. [6] Goody, Jack (1977). The domestication of the savage mind. Cambridge University Press. (Traduction française: La raison graphique, Paris: Minuit) [7] Yates, Frances. (1966) The Art of Memory, University of Chicago Press. Trad. Française: L'Art de la Mémoire, Gallimard 1975. [8] Neisser, Ulric. dir. (1982). Memory observed. W.H. Freeman [9] Hutchins, Edwin. (1995). Cognition in the Wild. MIT Press
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